J'aime le spooort, je fais du spooort

Publié le par Mamzelle Snouc

En bonne snouc, je me dois de maîtriser les deux facettes du sport : en salon et en salle.

Je suis une quille au poker, mais j'assure au tarot, 8 américain, Rami, bataille Corse et autre trou du C... Je connais les règles du jeu d'échec, mais je suis plus à l'aise sur mon téléphone portable pasque ça bipe quand je me trompe de case. Je suis incollable à Tétris et au Serpent, je me débrouille au démineur et au solitaire. Je suis super forte aux jeux de société, type la Bonne Paye ou Destin, et j'adore tenir la banque au Monopoly.

J'ai pas vraiment la tête d'une dingue du jogging , mais j'adore randonner dans de beaux paysages. Et puis, je ne suis pas adepte du 100% sport, mais je ne suis pas non plus ignare de l'actualité des sports.

Déjà, au collège, ma surveillante s'était mis dans l'esprit que j'étais fille unique (raté ! ) et que je détestais le sport. Aussi, lorsqu'elle entra un jour en cours d'italien pour nous informer que le cours d'EPS (Éducation Physique et Sportive, tout un programme) était annulé, elle a tiqué en me voyant exploser de joie : Bien sûr Mamzelle Snouc, vous devez être enchantée, vous !
Ce à quoi, ma prof d'Italien, vieux renard, lui rétorqua : Mais voyons, c'est faux, elle est même juge de GRS ! (Gymnastique Rythmique et Sportive, et en plus, c'était vrai, j'étais même une des meilleures au niveau régional !) Je vous laisse imaginer, ma délectation en voyant le visage de la surgé se figer en un rictus !
 J'aime bien regarder le sport à la télé et reprendre ma place de juge, juste pour rire. Je me suis souvent laissée hypnotiser par une compétition de descente en ski ou un match de tennis, qui ne sont pourtant pas mon violon d'Ingres.
Aujourd'hui encore, j'avoue me délecter de certains matchs de foot ou de rugby, mais soyons clairs : hormis certains très beaux gestes, l'interêt pour moi n'existe que pour apprécier de jolis séants.

La marche, c'est bon pour ton corps; pour le mien, c'est beaucoup mieux à plat. Je peux faire des kilomètres de couloirs d'hôpital ou de métro, monter des étages et des étages d'escaliers sans être trop à bout de souffle, mais ne m'entraînez pas sur les flancs d'une montagne, s'il vous plaît !  Si vous avez pitié d'une pauvre écrevisse qui vire à la framboise et qui continue de marcher encore et encore, malgré le mal évident qu'elle a de trouver sa respiration, laissez la sur le bord de la route, et venez plutôt la récupérer en voiture sur le chemin du retour. Je suis plutôt du genre Duracell, à continuer d'avancer, même si je n'ai plus de pied, plus de souffle, plus de salive et une vessie pleine. C'est ma déformation professionnelle !

Le meilleur moment est lorsqu'on délasse ses chaussures et qu'on scalpe une mousse bien fraiche, non ?

Publié dans snouc-ittude

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