AFPS, BNS, ....AFGSU !!!

Publié le par Mamzelle Snouc

Fidèle à mon amour des lettres, je voulais en écrire un poème.
Mais je suis un bien piètre sonneur. Je préfère la prose et les initiales.
Et ça tombe bien, y a du nouveau !

Fini l'AFPS, le BNS !

Depuis le 01/01/2008, les nouveaux diplômés doivent être au niveau ! L'
AFGSU est le sésame de formation en secourisme pour tous les professionnels de santé.

Il devenait urgent d'intégrer enfin des notions de secourisme. Les pompiers, secouristes de la Croix Rouge, de l'Ordre de Malte... étaient plus compétents que nous, personnels hospitaliers, pour gérer un arrêt cardiaque ou un accident sur la voie publique. Beaucoup de mes collègues m'ont avoué ne pas savoir faire un massage, un Heimlich ou mettre en sécurité, voire ont peur d'appeler le SAMU !

Alors, fidèle à l'appel, malgré mon AFPS vieux de 15 ans (et renouvelé deux fois, non mais !), j'ai rempilé pour trois jours de formation intensive, avec mise en pratique sur mannequin et situation en conditions réelles.

IDM, FV,  PLS, ACR, DSA, APGAR, AVP, PC [Infarctus, Fibrillation ventriculaire, Position Latérale de Sécurité, Arrêt CardioRespiratoire, Défibrillateur Semi Automatique, Score de l'enfant à la naissance, Accident sur Voie Publique, Perte de connaissance] sont une litanie bien douce à mes oreilles.

La cerise sur le gâteau, c'est que désormais j'appartiens au corps de réserve sanitaire, en cas de mobilisation massive de personnel si catastrophes... et que je suis obligée de retourner faire une piqûre de rappel dans quatre ans.


La plupart du temps, les gens me disent qu'ils ont peur d'intervenir, de faire des erreurs aggravant l'état du patient.  Formation !

Ou alors ils se précipitent vers le lieu et encombrent l'espace en faisant des moulinets avec les bras. Y faudrait pas qu'ils soyyyent poursuivis pour non assistance à personne en danger !

 Mon formateur me disait que si une personne venait à se noyer dans la mer en face de lui, en aucun cas il n'irait la chercher dans l'eau, car il se sait trop mauvais nageur. Il se contenterait d'appeler les secours et de preserver la sécurité de l'entourage. Prévenir, c'est déjà assister ! Se mettre en danger sciemment pour tenter de secourir, c'est de l'inconscience, c'est faire deux victimes au lieu d'une.

De la même façon, si vous voyez un véhicule garé dans la forêt la nuit et que quelqu'un vous fait des signes, mais que la trouille vous fait accélérer, ce n'est pas être lâche : c'est écouter son instinct qui vous prévient d'un danger. Il suffira de signaler le véhicule en difficulté à la prochaine gendarmerie ou au 17 pour transférer votre responsabilité de témoin vers les services adéquats.
Les professionnels vous le diront : moins on est, plus on est efficace !

Pour le Samu, composez le 15 : soyez clair, précis, évitez d'embouteiller les lignes pour un problème non urgent gérable en consultation avec votre médecin traitant. Le centre Samu a un rôle de conseil, d'orientation et de gestion des urgences. Il ya toujours un médecin régulateur si besoin.

Allez faire un tour pour voir si vos données sont encore les bonnes. Mieux : contactez le CESU ( centre d'enseignement des soins d'urgences ) ou le centre de secourisme le plus proche de chez vous, et offrez vous quelques heures de pratique.

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