Destinée...

Publié le par Mamzelle Snouc

Depuis que je suis toute môme, je fais des bandages à ma poupées, j'applique des emplâtres de sables sur les écorchures de mes frères, je fais la morale à mon père pour qu'il arrête de fumer... J'ai ça dans la peau.
En 6°, sur les fiches de renseignements, j'inscrit comme future profession :
infirmière. Et je n'en démordrai pas pendant toute ma scolarité, quelque soient mes résultats, les pressions de mon entourage et de mes professeurs. Je passe mes concours comme une grande à 17 ans, et je suis très bien classée dans les deux. La réaction de ma mère lorsque je lui annonce que je suis classée 2° au concours dans notre bonne vieille ville de X ? "Pourquoi t'as pas fait médecine ?" Et ce sera pour beaucoup la même interrogation.

Pour moi, la question ne se pose même pas. Ce n'est pas du tout le même travail, j'aime l'aspect technique, le travail en équipe, la relation quotidienne avec les patients, je suis une impatiente, jamais je n'aurai pu patienter et tenir le long cursus des études médicales. J'avoue être franchement admirative de mes collègues médecins, qu'ils soient généralistes (parmi les plus spécialisés de toutes les spécialités médicales), les anesthésistes, chirurgiens, oncologues, radiothérapeutes... Tant de peine, de nuits blanches, de stages plus ou moins ingrats (hum...les charmes de l'externat !), de gratifications symboliques, pour faire une carrière débutant réellement alors qu'on est déjà marié, voire parent.

Et puis, avouons le, je dois tout à
Candy. Enfin, presque tout !

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