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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 15:06
Désertant la blogoshère depuis trop longtemps, je ne tiens plus à vous avouer la vérité : je ne veux plus être une addict.

Je m'oblige à être en manque d'écrire, pour ne plus ressentir ce sentiment de n'écrire sur rien.
Je m'oblige à faire des projets dans la vie réelle, car la vie sur la toile est tellement plus simple, mais tellement réductrice.
Je m'oblige à être honnête et sincère, à ne plus aller voir mon blog rank tous les matins, à ne plus angoisser d'être en manque de textes corrects, car après tout, ce n'est que du bonus, non ?

Aussi me prépare-je à une grande aventure de deux semaines aux EU d'amérique, à braver les tempêtes de neige et les idiomes locaux pour trancher un peu dans ma vie morose.

J'ai rencontré une collègue qui revient du Québec, où elle a exercé quelques mois, et elle revient avec plaisir bosser en France : quoique l'on en dise, il est bon d'être infirmier en métropole ! L'herbe est toujours plus verte ailleurs, mais croyez moi si je vous dis qu'il y a plus de chose unique en France, qui font que j'aime mon métier un peu plus chaque jour.

Je reviendrai plus reposée sûrement, avec des belles photos, c'est possible, et peut être avec d'autres projets.
D'ici là, merci d'être passé, et à très vite, pour de nouvelles aventures !


PS Joyeuse Saint Valentin à toutes mes copines all alone, but so sweet !
Par Mamzelle Snouc - Publié dans : snouc-ittude
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 15:51
Très finement trouvé, mon titre, non ?

Jusqu'à il y a quelques jours, moi e t mon équipe, on râlait sur l'état pitoyable de nos mains, malgré l'application intensive de crèmes hydratantes, masques vaseline/ biaf (du tonnerre !), rinçage au marc de café (peau douce +++ après), bref,le catalogue entier des recettes de grand-mères pour échapper aux crevasses nous emmenant aux portes de l'arrêt maladie pour cause de risque aigü d'infection.

En surfant à mon habitude, je suis tombée sur çà.  Et ça a fait tilt.

Il est vrai que les solutions hydro alcooliques(SHA) nous ont passablement facilité la vie, et que nous leur devons plus de temps libre à travailler au lieu de se laver les mains.

Mais est-il besoin de préciser que ce n'est pas une panacée ?

Il n'est possible d'utiliser une SHA que sur une peau propre, c'est à dire exempte de résidus de liquides biologiques ! (pipi, caca, sueur, terre, vomi....)


Malgré les termes rassurants des CLIN et autres mémoires vives de l'hygiène, il est recommandé de se rincer les mains régulièrement. Essayez de travailler toute une journée en n'utilisant que du SHA (oui, c'est à la fois féminin et masculin à l'usage), vous aurez l'impression de porter des gants en vinyl en continu pasque le SHA dépose une fine pellicule hydratante. Mouais. Avec le Bitrex, ça fait un peu des gamins consanguins. Essayez donc de gouter vos doigts ou de faire un soin en délicatesse avec une double paire de gants.

Alors, oui, je rigole quand je vois les gens dégainer leur petit flacon dans le métro ou dans le train, ou qui se frottent consciencieusement le bout des doigts avant de manger, alors qu'il y a des toilettes propres à proximité.

Et je vais signaler à mon cadre hygiéniste que j'ai la peau des mains violettes grâce au mariage SHA + latex des gants stériles. (SI, si, j'attends que mes mains soient sèches, promis !)

Déjà que je ressemble à un schtroumpf avec ma charlotte et mon masque bleu, je vais lancer une mode.
Par Mamzelle Snouc - Publié dans : Profession : infirmière
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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /Jan /2010 16:57
C'est marrant comme certains souvenirs vous reviennent, comme ça, inattendus, alors qu'on fume tranquillement par la fenêtre en regardant les arbres enneigés.

Je me suis retrouvée projetée il y a 20 ans, dans notre "chambre des filles", que nous partagions à 4. J'avais bricolé un coin intime dans cette pièce carrée en installant mon placard le long de mon lit, qui était lui le long du mur. En ouvrant la porte du placard, j'avais tout un univers à moi, illusoirement protecteur contre les envahisseurs de toutes espèces.

La chambre était spacieuse, lumineuse. Mes deux soeurs dormaient dans deux lits superposés, et la petite dernière dans un lit à barreaux. Dès qu'elle a su marcher à quatre pattes, elle a trouvé le moyen de passer par dessus et de se glisser dans mon lit toutes les nuits, quitte à m'en faire tomber.

Dormir à plusieurs dans un même espace a quelque chose de rassurant, surtout dans une maison pleine de bruits et de craquements. Quand on a peur, on entend la respiration des autres, on sent leurs odeurs, on se rendort plus vite.

Cela a aussi un gros inconvénient : lorsqu'on veut dormir et que les autres ne veulent pas. On a beau crier, tempêter, adjurer, les rires s'enchainent, se répondent et s'entretiennent à tel point que l'excitation mututelle interdit l'endormissement rapide. Alors, la reponsabilité était écrasante : calmer et pacifier une bande de jeunes rigolardes avec les moyens du bord.

Avant de savoir en quoi cela consistait, j'ai interprété la sophrologie à mon niveau, et je passais de longues minutes à faire se détendre tous les muscles et organes de la chambrée. Efficace, mais long, et très sensible au redépart des fous rires en cas de perte de concentration.

J'ai alors pioché dans mes souvenirs de maternelle, où une histoire de hibou m'avait beaucoup marquée. Je ne me souviens pas de tous les détails, mais cela consistait à confectionner une soupe à base de larmes, qui était alimentée par toutes les histoires tristes que le hibou et ses amis racontaient autour du chaudron. Comme, par expérience, nous avions compris qu'après une vraie crise de larmes, nous nous endormions profondément, nous avons investi l'histoire en l'adaptant, et nous listions toutes les choses tristes dans notre vie, de la mort de la souris Banane, à la perte de nos billes dans le caniveau, jusqu'à fondre en sanglots et s'endormir en hoquettant.

Par Mamzelle Snouc
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 20:06
Suite, pour moi logique, de ma progression professionnelle et personnelle, je change de casquette depuis quelques mois, et j'assure le remplacement de collègues-copines dans l'enseignement aux étudiants et aux autres professionnels.

Au début, on n'en mène pas large. D'accord, on récupère les présentations précédentes, elles sont bien argumentées. Mais ça ne me ressemble pas du tout, ce n'est pas drôle, ni logique.

Je ne suis ni médecin, ni pharmacien, je n'ai pas les compétences pour débattre de l'utilité de telle ou telle molécule, et je refuse de faire tapisserie pendant 4 h devant un amphithéâtre de 120 étudiants endormis, ou ennuyés, pasque je répète les mêmes informations que les autres.

Alors, j'ai bossé, bossé, bossé, j'ai tout repris depuis le début, fait des recherches bibliographiques, harcelé les médecins de mon unité, lu des centaines de papiers, parcouru des milliers de pages web, pour finalement accoucher de douze heures de production originale. 8 heures de cours transversaux sur les soins infirmiers en cancérologie en IFSI, 4 heures d'intervention sur la chimiothérapie auprès de collègues libéraux et hospitaliers.

J'étais super fière de mes diaporamas, de mes plans de cours, du rythme des discussions.
Il a fallu braver une nationale surchargée, un plan compliqué, dégotter l'entrée de l'IFSI et apprendre à parler dans un micro tout en faisant défiler mes diapositives. Après la première intervention auprès des troisièmes années, j'étais un peu dubitative : assistance attentive et réactive, mais pour moi, il manquait quelque chose. Le pari à tenir était colossal pour moi : c'était d'être suffisamment intéressante pour faire revenir le lendemain le même nombre d'étudiants pour un cours optionnel, un froid matin d'hiver, alors qu'ils me connaissent déjà.
Le deuxième jour, la salle était aussi pleine, ouf ! Mais à peine le cours terminé, les doutes surgissent : j'ai parlé tellement vite que j'ai fini en avance, j'ai eu l'impression d'avoir un ton trop grave, un peu flippante sur mes descriptions d'accompagnement, super lourde sur la responsabilité professionnelle et carrément pessimiste sur la pathologie cancéreuse, ne parlant que de métastases et d'effets secondaires handicapants. Bref, un peu déprimée en quittant la salle, même si une dizaine d'étudiants m'a demandé mes coordonnées pour leur TEFE (Travail écrit de Fin d'études).

Heureusement, une formatrice m'a accueillie dans son bureau, et m'a un peu rassurée. Un psychologue qui tenait classe à côté est passé dans le couloir pendant mon intervention, et a dit avoir été impressionné par le silence et l'écoute dans ma salle. Re ouf !

Quelques semaines plus tard, j'attaque un autre morceau : intervention au sein de mon établissement, au milieu de collègues connus et de libéraux. L'atmosphère est plus détendue, l'assemblée beaucoup plus modeste, et surtout, j'ai bien révisé avec le cours précédent.
Cela se passe comme dans un rêve, les discussions fusent et rebondissent, les collègues corrigent gentiment mes inexactitudes sémantiques et je n'ai reçu aucune tomate.

Je suis rentrée chez moi, partagée entre une ivresse bien méritée du devoir bien accompli, et une anxiété perfide  : ai-je ou n'ai-je pas dit de monumentales conneries ? Serai-je blacklistée dans mon propre royaume pour stupidité certifiée ?

Et puis j'ai compris quelque chose de libérateur : enseigner, c'est autant donner que recevoir. On interagit avec l'audience, on joue sur le velours, on surfe sur l'émotion provoquée, mais finalement, on ne communique  pas que du savoir, on se donne un peu aussi, le bon comme le moins bon. Alors, autant appliquer ce qui est recommandé par tous les psy du monde auprès des soignants : pour éviter d'activer les mécanismes de défense à mauvais escient dans les relations interhumaines, rien ne vaut la congruence, la bienveillance inconditionnelle et savoir rire de soi. Et là, je crois que j'ai tout bon. Parce qu'on a bien ri, et que personne n'est parti à la pause café !
Par Mamzelle Snouc - Publié dans : Profession : infirmière
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 21:17
Tu n'es pas rastafarien...

Depuis plusieurs semaines, mon entourage me pose plein de questions sur la vaccination, les effets secondaires supposés, la dangerosité de H1N1, le port de masque, les SHA ( solution hydro alcoolique), et j'ai avoué ne pas avoir d'opinion. Dans le doute, je m'abstiens. J'ai lu beaucoup de posts de mes collègues blogueurs, qui ont tous des attitudes différentes et respectables, car argumentées sérieusement.

Je craignais beaucoup pour la santé de belle-soeur, bien enceinte au moment de la montée en puissance du virus, il y a 6 semaines. Heureusement, ma petite nièce a décidé de pointer le bout de son nez plus tôt que prévu, et j'ai été soulagée.

Maintenant que le médecin de famille les a engueulé, ma belle-soeur s'est faite vaccinée, ainsi que sa fille ainée. Je n'ai rien dit, rien critiqué. Qui suis je pour ça? C'est toujours une décision difficile pour un parent que de sciemment faire un pari sur l'avenir et de choisir de vacciner ou pas. D'un côté, on est crititqué pour laisser les fragiles être exposés sans défense contre le méchant virus, de l'autre, les anti nous rabachent la liste des risques non calculables de maladies neurologiques de tout poil.

Personnellement, je ne me fais jamais vacciner contre la grippe saisonnière, je ne l'ai eu qu'une seule fois en 31 ans, et je crois que c'est plutôt l'idée de passer 5 jours au fond de mon lit à mater des séries qui m'a poussée à aller consulter pour me faire arrêter. De toute façon, c'est un peu tard... La seconde vague serait déjà en place sur l'hexagone, et la vaccination n'est efficace que 15 jours après l'injection, alors...

Pour y voir plus clair, lisez çà, c'est bien écrit, scientifiquement assis, et je l'ai découvert grâce au Dr Vincent, toujours un régal à lire pour ses positions assumées.
Par Mamzelle Snouc - Publié dans : Santé, public !
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